C'est vrai quoi, faut le comprendre le papa du petit connard mal poli, dans les commissariats ou les gendarmeries, jamais il s'en distribue des baffes !
Les vacances de Toussaint se terminent et cette après-midi certains habitués du flipper au fond du troquet font plutôt grise mine. La jeunesse va retrouver les bancs du lycée et moi, un peu démago, je leur souhaite bon courage.
Mais ceux que je plains de tout mon cœur ce sont les profs qui, ce soir, vont se coucher en songeant aux retrouvailles du lendemain.
C’est qu’il faut se les farcir les p’tits zozos ! Sont bien gentils, mais ici, quand ils font trop de bruit et deviennent vraiment lourds, je leur rappelle que je suis le patron et les invite à aller voir ailleurs, tandis que dans une classe, une cour d’école, un collège, un lycée, ils se considèrent chez eux et pas moyen de les déloger.
Chapeau à ceux qui s’en occupent et qui réussissent à les faire avancer malgré les embrouilles, les énervements, les comportements pathologiques et les atteintes au respect qui font le triste quotidien des établissements scolaires.
Et si vous n’avez pas bien tendu l’oreille, je vous retranscris les propos qui sont très proches de ce que beaucoup d’instituteurs et professeurs vont ré-entendre dès demain dans les cours d’école et les couloirs de lycée.
« Qu’est ce qui a dit ça ? C’est toi qu’a dit ça ?
Ben, descends un peu le dire ! Descends un peu…si t’as d…si tu crois que…si tu crois que…si tu crois que c’est en insultant que tu vas régler le problème et ben permets-moi d’te dire que…dire que…m’enfin…pttt…tts.
Ben viens ! Viens ! Viens ! Qu’on discute ! »
Quand je vous dis qu’il faut du mérite pour supporter ça !
Le garçon peut encore servir. Et je ne pense pas ici au boulot que lui réserve depuis longtemps le prince de l’ouverture tous azimuts. De ce côté-là, ça s’engage déjà comme le fameux France-Argentine.
Non, j’évoque plutôt les recherches Google, Yahoo, etc…pour arriver jusqu’à mon blog.
Laporte, ça marche bien actuellement et, même s'il ne péserait pas lourd dans un match contre Cécilia, je vais profiter lâchement de l’actualité pour lister quelques formules qui blinderont pour un temps l’accès à mes notes.
En avant pour le jeu de piste :
Laporte va s’la prendre !
Laporte for ever !
Laporte est incompétent !
Laporte sort de ses gonds !
Laporte est le meilleur !
L’arrêt de Laporte !
Laporte a toujours raison !
Laporte, ça coince !
Les maillots dédicacés de Laporte !
Laporte grince !
Le successeur de Laporte !
L’œil de Laporte !
Le jambon de Laporte !
Les charnières de Laporte !
L’échec de Laporte !
La percée de Laporte !
Laporte dans la mêlée !
Les ouvreurs de Laporte !
Laporte au fond à droite !
Maintenant, j’ai amorcé et je crois que l’appât est bon.
Allez, viens la mouette, mets un peu de musique et amène les bières-picon,!
Je suis prêt à faire amende honorable si on me prouve le contraire mais pour ma part je n’ai rien vu. Les gens à qui j’ai posé la question ça et là n’ont rien vu également.
J’en conclus donc que ce fut un black-out total sur les chaînes généralistes. Rien le jour même, pas plus le lendemain et zéro les jours d’après. Pas la moindre image, pas le plus court des commentaires. Le vide, le silence, le mépris.
Je veux parler d’une opération rituelle qui s’est déroulée, comme chaque année au début de l’automne, dans la capitale et de nombreuses villes de province (et même à Montréal): la Pyramide de Chaussures d’Handicap International. C’était le 29 septembre 2007 et une journée propice pour s’informer sur les sinistres bombes à sous-munitions et signer la pétition contre ces armes qui tuent et mutilent des milliers de civils.
Ce jour là, à Paris sur la Piazza du Centre Pompidou de Beaubourg, de nombreuses personnes (dont ma fille Fanny) ont pu entendre Jean-Baptiste Richardier, directeur d’Handicap International, rappeler au Président de la République et à certains membres éminents du gouvernement les engagements qu’ils avaient pris au printemps dernier et s’étonner de leur silence et des fins de non-revoir depuis qu’ils sont aux affaires. Le discours fut précis, l’attaque frontale et sans ambiguïté.
Faut-il y voir l’explication de l’absence de tout reportage dans les journaux télévisés.
Pas de mauvais esprit, je vous en prie.
L’actualité, ces derniers temps, était tellement chargée qu’on peut comprendre la nécessité de faire des choix et il est plus important, n'est-ce pas de diffuser l’interview béatique des épouses de joueurs de rugby (désormais éplorées et inconsolables) plutôt que la désolation des champs de mines ou la hontedes bombes à sous-munitions quede nombreux pays, DONT LA FRANCE, continuent de produire, d'utiliser et d'exporter.
Un petit billet aujourd’hui pour remuer les souvenirs. Je ne sais pas si ça fait du bien mais je me suis levé ce matin avec un air dans la tête et me voilà pour vous raconter ça.
Zina.
Qu’est-elle devenue ?
Elle s’appelait Zina. Son prénom ? Un diminutif ? On n’a jamais su. Elle est passée dans nos vies sans nous livrer la moindre bribe de la sienne.
Quand nous venions la chercher ou la raccompagner, il fallait garer la voiture à deux ou trois rues de l’endroit où elle nous disait habiter. Probablement pour éviter à son père ou ses frères de nous voir en sa compagnie. Pure hypothèse.
Nous, c’était trois mecs, des guitares et des percus. Un groupe de musique qui s’appelait GMT. C’est pas pour ça qu’on était vraiment à l’heure, on composait simplement des chansons qu'on aimait. L'époque, post Woodstock, faisait la part belle aux guitares acoustiques, pickings et harmonies vocales. Mais pour être Crosby, Stills & Nash, la volonté ne suffit pas ! On cherchait une chanteuse.
Un soir, un type qu’on ne connaissait pas, prof de philo je crois, nous a dit qu’une de ses élèves…. Ouais coco, voilà notre adresse…
Et elle est arrivée !
Zina.
Elle avait dû se faire violence. On a tout de suite compris qu’on touchait à l’éphémère et dés le début on s’est appliqué à la retenir.
Elle était ce que nous cherchions et il ne lui a pas fallu longtemps pour rentrer dans nos chansons.
Ça a duré six mois, le temps de faire deux ou trois scènes et d’enregistrer notre disque.
Elle était au milieu de nous et pourtant si loin. Quand elle voulait chanter, elle le faisait divinement bien. Mais elle n’était pas toujours prête pour ça.
Nous n’avons jamais rien su d’elle. Elle ne parlait que de l’instant, du rythme des morceaux, de la tonalité, des contre-chants. Le reste, sa soirée de la veille, son projet du lendemain, sa famille, ses copines, tu pouvais toujours te gratter. La plupart du temps, elle était muette et nous écoutait. Comme on engendrait pas la mélancolie, alors, il lui arrivait de sourire, court répit dans sa gravité naturelle.
Jolie brune triste.
Un soir, elle nous a dit « à demain » et nous ne l’avonsplus jamais revue.
Ça ne nous a pas étonnés. Ses au-revoir, depuis toujours, contenaient leur part d’adieux.
Le groupe est mort. Pour ça et pour bien d’autres raisons. Certains avaient du mal à aller au bout de leurs rêves.
Aujourd’hui, il reste une galette noire et la voix de Zina qui était sûrement, de tout ce qu’on a fait ensemble, la seule chose qui méritait d’être enregistrée.
Allo Docteur ? Faut faire quelque chose, ça devient urgent !
J’ai besoin d’aide, je me sens si seul.
Naufragé dans un océan d’incompréhension. Tout petit, tout petit et tout triste au milieu de la liesse générale.
Qu’est-ce que je vais devenir ?
Je sentais bien depuis le mois d’août que ça ne tournait pas rond. Dés les premières pages de l’Equipe sur la préparation de la Coupe du Monde, j’ai vu apparaître les premiers symptômes du malaise. Après on est très vite sorti de l’aspect sportif et les commentaires les plus intéressants c’était « Télé 7 Jours », « VSD » et « Paris-Match » qui les donnaient. Et quand j’ai vu Claire Chazal carrément sur la pelouse pour le match d’ouverture j’ai compris que je ne m’en remettrai pas.
Alors samedi soir la plaie s’est ouverte et quand la France a gagné, je me suis retrouvé comme un con à maudire cette victoire.
Depuis je suis perdu au milieu des concerts de klaxon, des olas et des chants d’allégresse.
Ridicule avec mon discours sur le rugby flamboyant où les avants sont gros, les deuxièmes lignes puissants, les troisièmes lignes grands, le demi de mêlée volant, l’ouvreur adroit, les centres créatifs, les ailiers rapides et l’arrière rassurant, où le sport n’est pas la guerre, où l’on peut gagner un jour sans être des héros et perdre le lendemain sans se couvrir d’infamie, où la bière a le même goût avant et après le match.
Démodé avec ma nausée des calendriers too much, des commentaires imbéciles, des récupérations politiques et de la diarrhée verbale d’un entraîneur aux 34 charnières !
La fin approche. Bientôt TF1 va récupérer le Tournoi des six Nations et on aura un peu de rugby en prime-time, sous les projecteurs entre les tunnels de pub, avec les analyses navrantes des camelots élevés à la mamelle du foot et donc toujours prêts à critiquer l’arbitrage tout en faisant l’apologie du respect et de la solidarité.
Au secours,a l’aide ! Vite, un peu de soutien , un petit chouia d’amour !
Y a-t-il quelqu’un quelque part pour me comprendre ?
Vous souvenez-vous de cette famille de Trinidad dont Shawn Elliot et beaucoup d’autres nous ont jadis chanté les (més)aventures ?
Et ben, ça sent mauvais pour eux. Quarante ans après, ils vont au massacre !
Faut les prévenir.
La morale de la chanson disait pourtant que les secrets de famille méritent souvent de rester enfouis le pour la nuit des temps.
Rappelez-vous…
Woe is me Shame and scandal in the family Woe is me Shame and scandal in the family
In Trinidad there was a family With much confusion as you will see It was a mama and a papa and a boy who was grown He wanted to marry, have a wife of his own Found a young girl that suited him nice Went to his papa to ask his advice His papa said: "Son, I have to say no, This girl is your sister, but your mama don't know"
Oh, woe is me Shame and scandal in the family Oh, woe is me Shame and scandal in the family
A week went by and the summer came 'round Soon the best cook in the island he found He went to his papa to name the day His papa shook his head and to him did say "You Can't marry this girl, I have to say no This girl is your sister, but your mama don't know"
Oh, woe is me Shame and scandal in the family Oh, woe is me Shame and scandal in the family
He went to his mama and covered his head And told his mama what his papa had said His mama she laughed, she say, "Go man, go Your daddy ain't your daddy, but your daddy don't know."
Oh, woe is me Shame and scandal in the family Oh, woe is me Shame and scandal in the family
Je viens d’apprendre que cette charmante smala et leurs descendants sont concernés par le regroupement familial dans notre accueillant pays.
Et la mélodie d’accueil sera interprétée par le dernier chanteur à la mode.
Mais si, bien sûr, vous le connaissez. On ne parle que de lui.
« Brice Heartfire et ses Adéhainettes ».
Reggae sinistre!
Quand des vedettes de cet acabit encombrent le hit parade, moi, ça me fait frémir et je vous promets que la toux de la mouette n’est pas prête de passer !
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